Instits : La FEF s’oppose à l’allongement des études !

Selon le ministre Marcourt, il y aurait un consensus quant au fait de prolonger les études de 3 à 5 ans pour les instits. La FEF le dit clairement : c’est faux.

La Fédération des Étudiants Francophones s’oppose à cet allongement des études. Pour confirmer sa ligne politique, la FEF a décidé de sonder les futurs instits étudiant en Communauté française. Une enquête a ainsi été diffusée par des conseils étudiants et groupes locaux.
Actuellement, plus de 400 étudiants ont rempli notre questionnaire. Lors de l’analyse, les premières tendances se dégagent déjà :

– Une potentielle augmentation salariale due au changement de barème ne leur semble pas être une raison suffisante d’étudier deux années supplémentaires.

– L’allongement des études n’est pas une garantie d’amélioration de la qualité de la formation.

– Les étudiants craignent une augmentation du coût des études: les études sont chères et deux années d’études supplémentaires impliquent deux années de coût de stages (matériel pédagogique, photocopies, déplacements,etc. Le tout à charge du stagiaire) mais aussi de coût indirects tels que le logement ou le transport.

C’est dans ce cadre que la FEF mène la campagne Wendy Contre-Attaque pour la réduction du coût des études.

Le but réel du Ministre Marcourt est donc d’harmoniser les études au niveau européen, sans considération aucune pour les principaux intéressés. Serait-ce un point caché du plan Marshall? Faire payer les étudiants plus longtemps pour relancer l’économie?

En tous cas, la FEF soulève le lourd problème de cette mesure : son coût, estimé à 500 millions d’euros au minimum. Un chiffre explosif lorsqu’on sait que le déficit actuel de la Communauté française est de 800 millions d’euros…. Et que seule la moitié de cette somme suffirait à répondre aux revendications chiffrées de la campagne Wendy Contre-Attaque.

Le sondage continue de circuler dans les établissements. La FEF attend les résultats finaux avant les vacances de Pâques.