Kots en Wallonie : la FEF encourage les initiatives politiques

La FEF a appris avec satisfaction que deux députés du CDH avaient soumis ce mercredi au parlement wallon une résolution demandant au gouvernement régional de s’engager à améliorer le logement étudiant. Cette résolution demande notamment la construction, chaque année jusqu’à la fin de la législature (soit en 2014), de 250 logements…

… dont la gestion serait confiée aux universités, hautes écoles et aux immobilières sociales.

La FEF salue cette volonté politique de trouver une solution au problème du logement étudiant, un problème qu’elle souligne depuis déjà un certain temps. Ainsi, en Wallonie, une pénurie grandissante de kots est constatée. Cette pénurie a un impact sur le prix et la qualité des logements.

A Louvain-la-Neuve, les étudiants désireux de se loger à moindre prix dans des kots en bon état sont parfois obligés de prendre un kot à Wavre. Selon une enquête menée par l’AGL, 70 % des étudiants qui kottent en dehors de Louvain-La-Neuve le font en raison du prix ou de la pénurie de logements. Pour la FEF, afin de garantir  l’accessibilité aux études, il faut diminuer le coût du logement.  La location d’un kot est la dépense la plus importante dans un budget étudiant.

A l’approche des élections régionales de 2009, la FEF avait présenté aux partis francophones 10 propositions afin d’améliorer la condition étudiante. Parmi ces mesures, la FEF mettait en avant l’urgence de construire 4000 logements étudiants publics pour les étudiants en région bruxelloise, et 1000 logements étudiants publics

D’autre part, la FEF tient à rappeler qu’elle avait déjà imaginé une réforme de la loi sur les baux avec la création d’une loi sur le bail étudiant. Une mesure non-coûtante qui comprendrait :

1° une durée de 10 mois ou moins prolongeables jusqu’à 12 mois ;

2° une garantie locative n’excédant pas le loyer d’un mois ;

3° un assouplissement de la réglementation concernant la résiliation du contrat de bail (préavis de maximum un mois) ;

4° une possibilité d’une sous-location, par exemple dans le cadre d’un départ en Erasmus.

La FEF suivra ce dossier de près. Et elle en appelle au Parlement bruxellois pour qu’il prenne, à son tour, le dossier en main !

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