Examen de kinés : la FEF contre la sélection !

Alors que kiné apparaît toujours comme un métier en pénurie dans la liste de l’ONEM, des étudiants diplômés en kiné, cette année, vont devoir passer un concours sélectif afin d’obtenir un numéro INAMI. Ce samedi 29 octobre, 490 candidats de la Communauté française participeront à l’examen. Mais cette année, seuls 287 numéros…

203 d’entre eux devront alors faire sans. Et toujours pour la deuxième année consécutive, les candidats flamands ne sont que 270 pour 348 numéros disponibles.

L’an passé déjà, cette situation avait été dénoncée par les étudiants lors de manifestations. La Fédération des Etudiants Francophones s’oppose à tout système de sélection. Les étudiants dénoncent depuis plusieurs années une pénurie médicale et paramédicale, objectivée par la suite par l’Etat belge.

Au-delà d’une question d’enseignement supérieur, la suppression du numerus clausus telle que revendiquée par la FEF permettrait d’assurer à nos citoyens une bonne santé publique. En effet, en situation de pénurie, la qualité des soins ainsi que l’accès à ces soins sont rendus plus difficiles. Couverture d’une zone géographique trop large, clientèle trop nombreuses, les kinés comme les généralistes sont vite dépassés par une demande qui excède largement l’offre. Dans ce cadre, la FEF affirme que le système de sélection actuellement mis en place est nocif et même dangereux à l’égard de la population vivant en Belgique !

Alors que le futur gouvernement est en passe d’être formé, la FEF suit avec intérêt les propositions des négociateurs, dont celles de Laurette Onkelinx, actuelle ministre démissionnaire de la Santé Publique et négociatrice fédérale. La FEF espère que Madame Onkelinx saura être une femme de paroles et respecter ses engagements vis-à-vis du refus d’instaurer un examen d’entrée ou toute autre mécanisme de sélection touchant les étudiants et les diplômés.

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