Kots étudiants : la FEF interpelle les pouvoirs locaux et régionaux

Le manque de kots disponibles sur le marché public oblige l’étudiant à se tourner vers le marché privé et à faire face à une qualité moindre pour un prix plus élevé. Le marché privé n’est donc pas la solution, comme l’indiquent les responsables de service logement dans les différentes universités.

Un problème consternant quand on sait que la location d’un kot occupe le premier poste des dépenses dans un budget étudiant. A l’approche des élections communales 2012, la FEF a présenté aux partis francophones son mémorandum pour améliorer les conditions de vie des étudiants. La Fédération des Etudiants Francophones souhaite lancer le débat sur la vie étudiante. En effet, certaines décisions prises au niveau communales influent directement sur la qualité de vie et les finances de l’étudiant.

  • La FEF revendique la construction de logements étudiants. Les communes peuvent conclure des partenariats et interpeller d’autres niveaux de pouvoir compétents pour permettre la construction de tels logements.
  • La FEF réclame la suppression pure et simple des taxes communales sur les résidences secondaires frappant les étudiants.
  • Les étudiants devraient aussi pouvoir bénéficier de logements sociaux (sans brûler la priorité aux autres bénéficiaires).
  • Vue la pénurie de logement, les communes doivent appliquer la loi Onkelinx de réquisition des immeubles.
  • Les communes doivent favoriser les initiatives qui visent à lutter contre la pénurie de logements étudiants, notamment les idées d’habitat intergénérationnel.
  • La FEF revendique la création d’Agences Immobilières Sociales étudiantes (*), comme le suggère le Ministre Nollet. En Wallonie,  ce manque cruel de kots se fait sentir plus particulièrement dans des villes estudiantines telles que Namur et Louvain-la-Neuve. C’est ce qu’a démontré une étude récente de la Segefa de l’Université de Liège. Impossible pour autant d’évaluer le nombre de kots exacts. La Segefa estime entre 22 000 et 31 000 le nombre de kots, pour 90 000 étudiants wallons dont 25 000 kotteurs.

Déjà en 2009, 10 propositions avaient été faites par la FEF aux partis en lice pour les régionales. Parmi ces mesures, la FEF mettait en avant l’urgence de construire 4000 logements étudiants publics pour les étudiants en région bruxelloise, et 1000 logements étudiants publics en Wallonie, principalement sur le site de Louvain-la- Neuve (estimations réalisées suite à une étude de la FEF). De plus, afin de garantir l’accessibilité aux études, il faut diminuer le coût du logement étudiant.

Enfin, rappelons que la FEF avait déjà imaginé une réforme de la loi sur les baux avec la création d’une loi sur le bail étudiant. Une mesure non-coûtante qui comprendrait

1° une durée de 10 mois ou moins prolongeables jusqu’à 12 mois ;

2° une garantie locative n’excédant pas le loyer d’un mois ;

3° un assouplissement de la réglementation concernant la résiliation du contrat de bail (préavis de maximum un mois) ;

4° une possibilité d’une sous-location, par exemple dans le cadre d’un départ en Erasmus.

(*)Une agence immobilière sociale (AIS) est une association qui agit comme intermédiaire entre les propriétaires bailleurs et les locataires à la recherche d’un logement. Son objectif principal est de favoriser la mise à disposition d’immeubles issus du parc tant privé que public en vue de répondre à la demande de logements de qualité.

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