Pénurie de kots : camping sauvage sur les campus

Hier, les étudiants de l’ULB et de la VUB ont organisé un camping sauvage sur leur campus respectif. Objectif ? Dénoncer le manque de kots de qualité et à prix abordables pour les étudiants à Bruxelles. Un problème que les différents acteurs du secteur dénoncent depuis trop longtemps…

Commençons par un rapide rappel : l’ULB met chaque année ses 1700 logements à disposition des étudiants qui sont eux, 7000 à chercher un kot. Le calcul est simple: il faut plus que quadrupler l’offre de logements étudiants à Bruxelles! Et même s’il est moindre ailleurs, ce problème se présente également dans d’autres régions. Mais revient toujours le même refrain: le manque de moyens que dénoncent les établissements.

Mais si la pénurie de kots est directement en lien avec le manque de financement général de l’enseignement supérieur, la problématique du logement elle, est directement liée à la question de l’accessibilité de l’enseignement supérieur.

C’est pour cette raison qu’il est important que les autorités publiques et les établissements construisent d’urgence plus de logements étudiants publics, de qualité et bon marché. Car le logement constituant actuellement la moitié des coûts engendrés pour une année d’études, il faut que celui-ci soit salubre, confortable et à prix abordable. Il ne s’agit donc pas de compter sur certains investisseurs privés qui n’ont pas de scrupule à faire exploser les loyers de leurs cages à poules.

Afin que les étudiants ne doivent pas se tourner vers cette solution de dernier recours, il faut donc augmenter l’offre de logements étudiants dont la gestion doit être assurée par les pouvoirs publics. L’une des solutions proposées par la FEF est de mettre en place un mécanisme de réquisition et de location d’immeubles non-occupés.

Créer plus de logements étudiants, oui mais en s’assurant que leur location soit correctement encadrée! En prévoyant, par exemple, des contrats de dix ou douze mois, une garantie locative n’excédant pas un mois de loyer et remboursée dans les trois mois suivant la clôture de bail, des facturations mensuelles, une protection contre l’augmentation non-fondée des loyers hors indexation, la possibilité de sous-location et une transparence quant au prix du loyer et des charges.

À ce sujet, il est important de rappeler que, lors de la conférence de presse pré-électorale de la FEF, les partis politiques présents se sont engagés à mettre en place une législation particulière concernant les baux étudiants en tenant compte des revendications étudiantes énoncées ci-dessus.

Enfin, pour la gestion de l’ensemble des logements étudiants, il faudrait que les services étudiants collaborent au sein d’une même région. L’objectif? Créer une base de données des kots disponibles et comptabiliser le nombre d’étudiants kotteurs par ville. En parallèle, il est  également primordial de créer des agences immobilières sociales chargées d’informer les étudiants concernant l’offre de logements au sein de chaque pôle et leurs droits en tant qu’étudiants locataires.

En conclusion, comme expliqué plus haut, la problématique du logement étudiant étant directement liée au manque de financement de l’enseignement supérieur et à l’accessibilité des études, il est  primordial que les autorités concrétisent leurs promesses pré-électorales: mettre en place une législation particulière concernant les baux étudiants et sortir de l’enveloppe fermée pour assurer un enseignement supérieur, mais aussi des logements étudiants, publics et de qualité!

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