L’interprétation du décret par les commissaires laisse les étudiants perplexes

Semaine passée, les établissements de l’enseignement supérieur recevaient une lettre des commissaires du gouvernement quelque peu inattendue. En cause, leur interprétation du décret Marcourt concernant les crédits anticipés pour les étudiants de 1ère année dans le supérieur. Explications.

C’est une chose commune à tout étudiant qui double son année : celui qui recommence son année peut, moyennant l’accord du responsable de programme, suivre des cours dans l’année suivante, dit cours anticipés. Seulement ça, c’était avant. La semaine passée, les commissaires du gouvernement ont envoyé une note aux établissements de l’enseignement supérieur stipulant que désormais, suite à la mise en application du décret Paysage, les étudiants bisseurs de 1re année n’auront plus le droit de demander des crédits anticipés.

Une interprétation qui laisse la Fédération des Etudiants Francophones perplexe, surtout lorsqu’on sait que cette nouvelle règle ne s’applique qu’aux étudiants de 1re année de l’année académique 2014-15. Une décision irrationnelle pour la FEF, créant une situation des plus inégalitaires. En effet, les étudiants bisseurs de cette année se voient attribuer un règlement particulier, qui n’a pas été appliqué pour leurs prédécesseurs.

Un joli cadeau pour une rentrée qui s’annonce déjà compliquée pour ces étudiants de 1re année! En dehors de cette rentrée fort troublée, la FEF émet également des craintes quant au reste de l’année académique. En effet, cette décision pose également de nombreux problèmes sur le plan pédagogique. Que feront les étudiants bisseurs qui se retrouvent avec comme seuls crédits durant toute une année, les deux ou trois cours qu’il a ratés, qui compteront bien peu d’heures par semaine, voire par quadrimestre? Ils ne seront plus inscrits dans un réel projet d’études motivant et émancipateur.

« La FEF dénonce non seulement le problème d’injustice pour les étudiants bisseurs de cette année, suite à une interprétation trop stricte, mais également le réel manque de cadre pédagogique pour les étudiants concernés », explique Corinne Martin, présidente de la FEF.

Pour conclure, la FEF demande donc l’annulation de cette interprétation afin de permettre aux étudiants de pouvoir, dans le cadre de leur deuxième 1re année, demander à anticiper les cours de 2e année, sous réserve d’une décision du responsable de programme, comme cela a toujours été le cas.

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