Payer deux fois son minerval pour une année d’études

Décret Paysage, le retour!  Après la problématique des unités d’enseignement, c’est au tour des étudiants qui souhaitent étaler leur année, notamment afin de clôturer leur mémoire, de se retrouver face à un mur. En effet, plusieurs étudiants ont été avertis par leur établissement qu’ils devaient, pour ce faire, désormais payer un minerval complet. Explications.

Depuis de nombreuses années, les étudiants de l’enseignement supérieur disposent du droit d’étaler une année d’études sur deux ans. Une mesure d’aide à la réussite, qui se décide en début d’année par une convention entre l’étudiant et son établissement. L’étudiant peut ainsi adapter le rythme de ses études et, dans le cas qui nous concerne, avoir plus de temps pour faire son mémoire.

Mais voilà, les choses ne sont jamais simples! En effet, depuis son entrée en vigueur, le décret Paysage a démantelé l’année d’études et, en conséquence, redéfini l’étalement comme un allègement du volume de cours minimum que l’étudiant doit suivre durant l’année.

Alertée à l’époque par plusieurs étudiants dans l’incertitude, la FEF a réclamé et obtenu une clarification sur le paiement des droits d’inscription pour les étudiants concernés lors de la première modification du décret. Pour la FEF et le Cabinet du Ministre Marcourt, il est donc désormais clair que l’étudiant en allègement ne doit pas repayer la totalité des droits d’inscription, mais uniquement des frais administratifs.

« Un contact a été pris avec le Cabinet du Ministre qui réitère sa position sur le sujet. De son côté, la FEF tente de clarifier la situation au niveau des établissements afin d’aider les étudiants concernés », explique Brieuc Wathelet, président de la Fédération des Étudiants Francophones.

Toutefois, certains établissements méconnaissent cette règle et réclament un minerval complet de 835€ aux étudiants ayant étalé leur année avant l’entrée en vigueur du nouveau décret! Les directions académiques ignorent ainsi les engagements pris envers les étudiants et la modification décrétale intervenue entretemps.

La FEF dénonce ce mauvais tour joué aux étudiants, encore une fois dû à un flou engendré par la réforme. Elle appelle donc le Ministre de l’Enseignement Supérieur à faire respecter le décret car le choix pédagogique que fait l’étudiant d’alléger son année afin de mieux la réussir ne doit pas être pénalisé!

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