Tarifs SNCB: Et la mobilité étudiante?

Il y a quelques jours, la SNCB annonçait la hausse de ses tarifs pour les navetteurs dès février 2016. Parmi les titres de transport les plus touchés, la Carte Campus dont le prix augmente de plus de 3%! Alors que le prix de la vie étudiante ne cesse d’augmenter, les étudiants – encore pénalisés – voient là une atteinte à leur mobilité.

Les transports en commun sont un budget non négligeable dans la vie des étudiants. C’est pour cette raison que la Fédération des Étudiants Francophones prône depuis de nombreuses années l’instauration d’une carte « étudiant », sans limite d’âge, valable dans tous les réseaux. Et si l’offre de transports en commun se doit d’être favorable aux étudiants en termes d’accessibilité et d’horaire, le prix de la carte « étudiant » doit, lui, tendre vers la gratuité.

Or, la SNCB annonce aujourd’hui la hausse de ses tarifs pour 2016, avec une hausse de 3,31% pour la Carte Campus! La Fédération des Étudiants Francophones dénonce cette augmentation des prix et rappelle que de nombreux étudiants n’ont aucun revenu et que la Carte Campus est la seule réduction qui leur est réservée.

Chaque jour, de nombreux étudiants doivent utiliser différents réseaux de transports en commun (donc acheter chaque année plusieurs titres de transports) pour se rendre sur leur campus. La hausse des prix de ce service public, compactée à la hausse générale du coût de la vie et des études, est une atteinte à la mobilité étudiante.

« Une demande de rencontre à ce sujet a été envoyée à la Ministre de la Mobilité en mars dernier », rappelle Brieuc Wathelet, président de la FEF. « Nous attendons toujours une réponse… ».

Enfin, la FEF tient à souligner le contexte pour le moins particulier. En effet, un plan de désinvestissement massif est prévu par Jacqueline Galant qui souhaite réduire de 20% le financement public de la SNCB. Combiner des coupes sombres qui diminueront la qualité de ce service à une augmentation du coût pour les usagers est, non seulement, paradoxal mais surtout un mauvais signal donné à une société qui se trouve aujourd’hui face à des enjeux écologiques et sociaux nécessitant un réel investissement dans la​ mobilité douce.

Print Friendly, PDF & Email