Refinancer l’aide à la réussite pour contrer le taux d’échec dans le supérieur

Ce weekend, certains médias s’alarmaient en découvrant les dernières statistiques du taux d’échec dans l’enseignement supérieur. Un problème qui ne date pas d’hier et qui s’accentue au fil des dernières années. La Fédération des Étudiants Francophones pointe du doigt le manque de moyens des établissements pour l’encadrement des étudiants.

« En fin d’année académique 2012-2013, dans les hautes écoles, un peu plus d’un étudiant de 1re génération sur trois inscrits en 1re année et issus du secondaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles ou de la Communauté germanophone réussit », indique la Fédération Wallonie-Bruxelles.*

Face à un tel constat, la FEF rappelle l’urgence et l’importance d’investir dans la réussite de chaque étudiant! En effet, afin de permettre à chacun de réussir ses études, sans critère d’origine ou de formation de base, l’enseignement supérieur a besoin de plus de moyens financiers dans l’objectif d’améliorer l’encadrement des étudiants, renforcer la formation des enseignants, soutenir les services d’aide à la réussite,…

« Le taux de réussite moyen des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur de type court est de 39 %, dans l’enseignement supérieur de type long, le taux de réussite est de 34 %. Dans l’enseignement universitaire, le taux de réussite moyen des étudiants de 1re année est de 36 % ».

Si le Ministre Marcourt se félicite d’avoir débloqué une nouvelle enveloppe de moyens financiers à destination des universités, hautes écoles et écoles supérieures des arts, ceux-ci ne sont en aucun cas réservés à l’aide à la réussite… ni à aucun autre domaine précis! Une prise de position qui permettrait pourtant de réduire ce taux d’échec trop important!

La Fédération des Étudiants Francophones demande donc au  Ministre de l’Enseignement Supérieur de réagir rapidement et de faire en sorte que le refinancement de l’enseignement supérieur bénéficie également et surtout à la démocratisation de celui-ci et à la réussite de chaque étudiant.

 

(*) « Taux de réussite en 1re année des étudiants de 1re génération dans l’enseignement supérieur en haute école et à l’université » Indicateurs 2015 de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

NB: En plus d’être particulièrement peu élevé, le taux de réussite est socialement marqué et ne dépend pas que du travail réalisé par l’étudiant durant ses études. L’étudiant dont la mère a un diplôme universitaire a 60% de chance de réussir sa 1ère année d’université contre 18,8% pour l’étudiant dont la mère a un diplôme du primaire. – De  Kerchove,  A.  M.,  &  Lambert,  J.  P.  (1996). “Le  «  libre  accès  »  à  l’enseignement  supérieur  en  Communauté  française.  Quelques données de base pour un pilotage du système.” Reflets et perspectives de la vie économique, vol. 35, 4.

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