Psychomotricité : 700 manifestants, la Ministre reste sourde

La psychomotricité a donné de la voix sous les fenêtres du cabinet de la Ministre de la Santé ce vendredi. Étudiants et diplômés restent sans réponse quant à leur avenir. Un traitement injuste pour une profession pourtant nécessaire.À l’appel de la Fédération des Étudiants Francophones et de l’Union Professionnelle Belge des…

La psychomotricité a donné de la voix sous les fenêtres du cabinet de la Ministre de la Santé ce vendredi. Étudiants et diplômés restent sans réponse quant à leur avenir. Un traitement injuste pour une profession pourtant nécessaire.À l’appel de la Fédération des Étudiants Francophones et de l’Union Professionnelle Belge des Psychomotriciens Francophones, plus de 700 manifestants ont défilé ce vendredi entre la Gare Centrale et le cabinet de la Ministre De Block. Leur revendication : la reconnaissance de la psychomotricité comme profession paramédicale par les autorités fédérales.

Comme nous le rappelions précédemment, alors que la Fédération Wallonie – Bruxelles forme des psychomotriciens depuis 2012, les diplômés de cette formation restent dans l’impossibilité de pratiquer dans le cadre des soins de santé. Une situation aberrante à l’heure où le besoin de professionnels de la santé qualifiés et en nombre suffisant se fait cruellement ressentir.

À l’issue de la manifestation, une délégation d’étudiants et de professionnels a été reçue par des représentants de la Ministre. De cet échange, il ne ressort aucune solution pour l’avenir de cette profession. L’incertitude persiste donc sur l’avenir de quelques mille étudiants et trois cents diplômés. Alors que les inscriptions pour l’année prochaine commencent, le statut de la filière paramédicale organisée par plusieurs établissements en Wallonie et à Bruxelles reste tout aussi incertain.

La FEF n’admettra pas cette absence de réponse. La mobilisation se poursuivra tant que les pouvoirs publics concernés n’auront pas trouvé d’issue. Les psychomotriciens doivent pouvoir exercer leur métier ! Toutes les vocations doivent être encouragées pour garantir des soins de santé de qualité.

 

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