Psychomotricité : Jour noir pour les étudiants et les professionnels

Alors qu’elle menaçait de rendre illégale la profession paramédicale de psychomotricien et ignorait toute forme de concertation, la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block, reste campée sur des positions incompréhensibles dans un état de droit.

 

Ce mercredi, dans un courrier adressé au ministre de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, elle rejette le nouvel avis concernant l’inscription de la psychomotricité à la liste des professions paramédicales.

 

Ainsi, « je maintiens ma position de ne pas envisager de reconnaître les psychomotriciens comme nouvelle profession des soins de santé », écrit Maggie De Block. Une décision navrante, encore une fois, puisque le psychomotricien, en tant que soignant, se révèle particulièrement important dans notre paysage médical et paramédical et est reconnu par de nombreux médecins et équipes thérapeuthiques.

 

Une décision que la Fédération des Etudiants Francophones et l’Union Professionnelle des Psychomotriciens Francophones dénoncent à nouveau, et avec toujours autant d’ardeur ! Car si Madame la Ministre ne semble pas se soucier de la vision actuelle des soins de santé (avec les récentes coupes budgétaires annoncées), elle semble encore bien moins préoccupée par la situation dans laquelle des milliers de professionnels, aux emplois menacés, et des milliers d’étudiants, à l’avenir incertain, se trouvent.

 

Aujourd’hui, la FEF et l’UPBPF sont prêtes à réenvisager les options juridiques lancées la semaine dernière par six étudiants en psychomotricité, à l’encontre de l’Etat et de la Communauté française.

 

Nous tenons également à rappeler que le ministère de la Santé agit sans concertation avec les organes représentatifs de la profession et de l’enseignement, et avec une erreur d’appréciation de la situation manifeste.

 

L’UPBPF, en accord avec la FEF, rappelle ses revendications énoncées en juin 2016 :

– Autorisation de pratiquer pour tous les psychomotriciens diplômés ;

– Reprise des concertations pour un statut paramédical (travaux du CNPP) ;

– Maintien du bachelier paramédical en psychomotricité (établi sur le modèle européen).

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