Etudiants étrangers : Mobilisation contre la hausse des droits d’inscription

La semaine dernière, à travers la publication d’une carte blanche dans La Libre, plus d’une centaine de signataires issus du milieu associatif et de cadres académiques a affirmé sa fervente opposition à la hausse des droits d’inscription pour les étudiants hors UE.

Face à ces mesures, la FEF, la CGEI, USE, UECE ainsi qu’une large plateforme associative mobilisera les étudiants et, ensemble, nous protesterons d’une seule voix lors des négociations qui auront lieu ce mardi 29 novembre à 13h30 devant l’ARES. L’objectif : faire comprendre aux recteurs et au ministre de l’Enseignement supérieur que les étudiants ne toléreront pas ces mesures inégalitaires, contre-productives et discriminatoires envers les étudiants hors UE.

En effet, le 15 mars 2016, les recteurs ont décidé d’augmenter à 4.170 euros les droits d’inscription pour les étudiants issus d’un pays en voie de développement.

Dans le même ordre d’idée, le ministre Marcourt, sous les pressions des recteurs, a amendé le décret Paysage afin que le montant des droits d’inscription des étudiants hors UE puisse s’élever jusqu’à 12.525 euros.

Cette augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers constitue une entrave claire et directe à l’accessibilité de notre enseignement supérieur, objectif central poursuivi par l’ensemble des acteurs cités ci-dessus. De fait, une augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers aura comme principal effet d’exclure les étudiants qui n’ont pas les moyens financiers et de restreindre l’accès aux étudiants les plus fortunés.

Si l’égalité des chances est un objectif partagé, comment un enseignement plus sélectif peut-il le réaliser ? Un modèle où l’accessibilité de l’enseignement supérieur est réduite à la capacité financière de l’étudiant est-il vraiment le modèle que les recteurs préconisent ?

Nous refusons que les étudiants portent la responsabilité des problèmes structurels liés au manque de financement de l’enseignement supérieur ! Autrement dit, nous ne pouvons pas accepter, par souci d’égalité, que le manque de financement de l’enseignement supérieur soit supporté par les étudiants. De plus, il est crucial de rappeler aux autorités que le coût marginal qu’occasionne la prise en charge des étudiants internationaux est extrêmement faible pour les établissements, tant le nombre d’étudiants concernés est minime.

D’une voix, nous proposerons donc une circulaire à l’ARES fixant des droits d’inscription similaires à tous. L’ensemble des acteurs n’hésitera pas à mobiliser les étudiants pour faire adopter nos revendications.

 

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