Les élections étudiantes, source de démocratie interne

Chaque année, aux alentours des mois de mars et avril, des étudiant.e.s s’activent dans la plupart des établissements pour organiser ou participer aux élections de leurs représentant.e.s au sein de l’école. Durant cette période, ces personnes doivent répondre à de nombreuses questions organisationnelles et idéologiques, navigant entre l’enjeu démocratique et le respect du prescrit légal en la matière.

Précisons que le “décret organisant la participation et la représentation étudiante dans les établissements d’enseignement supérieur” (21/09/2012) impose la tenue des élections ainsi que plusieurs modalités à respecter pour celles-ci : elles doivent être organisées tous les ans ou tous les deux ans, il faut 20 % de participation minimum, adopter un règlement et un calendrier électoraux, assurer la mise en place d’une commission électorale chargée de contrôler les élections, avoir au moins 7 candidats, … Tout cela trouve une source plus ou moins précise dans le décret.

La réalisation de ces prescrits légaux, suivie par les Commissaires et Délégué.e.s du Gouvernement, peut paraître lourde et chronophage – surtout pour les établissements de taille plus modeste. Pourtant, l’organisation d’une élection dans les meilleures formes relève d’une importance capitale pour chaque conseil étudiant.

En effet, rappelons tout d’abord les missions d’un conseil étudiant :

  • représenter les étudiant.e.s ;
  • défendre et promouvoir leurs intérêts ;
  • assurer le partage de l’information entre autorités académiques et étudiant.e.s ;
  • informer ces derniers sur leurs droits ;
  • désigner leurs représentant.e.s au sein des différents organes de l’établissement ;
  • et, enfin, susciter la participation active de ceux et celles-ci.

Toutes ces missions ont un point en commun : les membres du conseil étudiant parleront au nom de tous les étudiant.e.s de leur établissement. Leur légitimité vient alors de ce processus démocratique.  C’est pourquoi, si le décret impose un « quorum de participation » de 20% (c’est-à-dire un seuil de participation en dessous duquel une élection n’est pas valable), les conseils étudiants ont à cœur d’atteindre une participation la plus élevée possible.

Et cette participation optimale a un intérêt pour tous les candidat.e.s, tant ceux et celles issu.e.s de l’équipe sortante qui peuvent ainsi vérifier si leurs actions sont plébiscitées par leurs pair.e.s, que ceux et celles qui se présentent pour la première fois et apportent donc de nouvelles idées. Tou.te.s ont ainsi une responsabilité dans la bonne tenue du scrutin, au sein de l’école. Des affiches appelant au vote côtoieront donc celles présentant une équipe et son programme, tandis que des étudiant.e.s « lambda », représentant.e.s actuels et/ou candidat.e.s se croiseront dans les auditoires et couloirs pour inciter à voter, à se porter candidat.e ou à défendre et partager leurs idées.

C’est pour cela que la FEF, depuis des années, s’active pour aider les conseils étudiants à mener à bien les élections étudiantes. Si cela fait partie de nos missions, les combats que nous menons avec les conseils étudiants reposent également sur cette légitimité démocratique. Nous offrons un soutien technique, matériel et organisationnel du début à la fin (documents types, affiches, flyers et autocollants, …) et, bien sûr, si un conseil étudiant en a besoin, nous serons là pour l’aider directement sur le terrain, afin de rencontrer les étudiant.e.s et les inviter, de manière neutre, à voter ou se présenter.

Même si les élections ne représentent pas le seul moment où le conseil étudiant échange et soumet des idées aux étudiant.e.s (il peut y avoir des assemblées générales, séances d’information et de la communication, en général, tout au long de l’année), tant candidat.e.s que représentant.e.s étudiants en fonction, ainsi que la Fédération, accordent aux élections une importance qui dépasse largement le prescrit légal, car toutes nos actions prennent source dans ce processus.

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