Soutien international contre la hausse du minerval

Les organisations étudiantes internationales CESA (Confédération Estudiantine et Scolaire d’Afrique), ADEM (Association des Diplômés et Etudiants Maliens), FESCI (Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire), USN (Union des Scolaires Nigériens), UESNF (Union des Etudiants et Stagiaires Nigériens en France), UDU (Unione Degli Universitari), FZS (Freier Zusammenschluss von StudentInnenschaften), ÖH (Österreichische HochschüleriInnenschaft), NUS (National Union of Students), UNEL (Union Nationale des Etudiants du Luxembourg) et UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) soutiennent le mouvement contre la hausse du minerval des étudiant.e.s hors Union européenne.

Le mouvement a été entamé le jeudi 20 avril dernier dans deux universités de Belgique Francophone (ULB et UCL). Dans le contexte actuel, l’accessibilité aux études et à l’expérience internationale constitue une base indispensable à la construction d’une société solidaire et émancipatrice.

Depuis 2016, le plafond maximal du montant des droits majorés des étudiant.e.s internationaux.ales inscrit.e.s dans toutes les universités francophones de Belgique a été rehaussé jusqu’à 12.525€. Dans un premier temps, les universités ont décidé d’augmenter le minerval des étudiant.e.s issu.e.s de pays en voie de développement à 4.175€, alors qu’ils en payaient presque la moitié auparavant. Cette mesure, et le risque d’augmentation pour l’ensemble des étudiant.e.s internationaux.ales, semblent contrevenir de façon frappante à l’idéal d’accessibilité à l’enseignement que ces organisations partagent et promeuvent.

L’accès à l’enseignement est un droit fondamental que ce genre de mesure restreint. Imaginer limiter l’accès au savoir dans un monde où les inégalités Nord-Sud sont criantes constitue un frein à la construction d’un monde solidaire. La production et la diffusion du savoir est une condition sine qua non à l’émergence de citoyen.n.·s critiques et compétent.e.s, capables de saisir les dynamiques mouvantes de notre monde en transition. L’émancipation des sociétés ne pourra se faire sans ce partage de connaissances.

Par ailleurs, les étudiant.e.s internationaux.ales constituent un apport fondamental à la formation des étudiant.e.s belges. Ouverture sur le monde et métissage des regards sont les racines d’un monde tolérant. La présence des étudiant.e.s internationaux.ales contribue énormément à la découverte de l’autre et à la diversité culturelle. Cette interculturalité est une richesse qui ne peut être monnayée.