Programme – 2017

SAMEDI 09 SEPTEMBRE

CONFÉRENCE / 18h00 – 20h00 / Salle à confirmer

LES ÉCOLES SUPÉRIEURES DES ARTS ET LA CULTURE EN FÉDÉRATION WALLONIE-BRUXELLES

Cette conférence, premier temps fort qui lancera la septième édition de l’Université d’été de la FEF (UEF), est dédiée aux politiques culturelles dans l’enseignement supérieur et en dehors. La volonté de la Fédération des Étudiant.e.s Francophones (FEF) est de pouvoir marquer l’importance particulière de ces enjeux.

Il y a seize ESA en Fédération Wallonie-Bruxelles, chacune comportant des caractéristiques bien spécifiques. Plus de 8.000 étudiant.e.s ont choisi d’y entamer leurs parcours dans le supérieur. Dans ces établissements, les conditions d’études deviennent de plus en plus alarmantes.

Depuis de nombreuses années, la FEF et les conseils étudiants portent la vision d’une société qui promeut une culture forte, accessible, démocratique, et multiple.

Durant l’année 2016-2017, une grande campagne d’enquête concernant les Écoles Supérieures des Arts a été mise en place auprès de milliers d’étudiant.e.s. Ainsi ces derniers ont su donner leurs avis sur le coût des études, l’encadrement, les infrastructures et le matériel pédagogique, les liens avec le milieu artistique et de la culture, etc.

Cette conférence mettra en lumière les résultats de cette enquête et permettra d’enrichir le débat et de construire des perspectives fortes. L’objectif est de pouvoir au sortir de cette Université, transformer concrètement ces échanges et constats en de réels projets et interventions publiques. Dès la rentrée, les étudiant.e.s seront force de propositions pour construire la Culture de demain.

Intervenant.e.s : Diane Elbaum (productrice – « Entre Chien et Loup ») et Serge Rangoni (directeur du Théâtre de Liège).

 

DIMANCHE 10 SEPTEMBRE

MODULE 1 / 10h00 – 11h30 / Salle à confirmer

HISTORIQUE DU MOUVEMENT ÉTUDIANT

La FEF, en tant qu’organisation représentative et syndicat des étudiant.e.s, a depuis sa création en partie contribué à construire l’histoire du mouvement étudiant belge francophone. Il est important de pouvoir avoir un regard sur ce passé riche et multiple qui a façonné la FEF telle qu’on la connaît aujourd’hui.

Les représentant.e.s étudiant.e.s ont pour cela souhaité mettre à disposition des participant.e.s en guise d’introduction une exposition reprenant les temps forts de ces plus de cinquante ans d’histoire de la Fédération. Trois président.e.s de la FEF seront invité.e.s par la suite à prendre la parole lors de ce temps d’échanges, trois parcours différents, trois visions de l’organisation, trois époques, dont Maxime Mori faisant fonction actuellement.

Philippe Henry, président en 1994, représente quant à lui, au sortir de son mandat, une volonté de poursuivre un engagement qui devient politique, au sens partisan du terme.

Delphine Michel présidente en 2005 et aujourd’hui professeure engagée depuis son départ de la FEF, incarne la facette d’un engagement citoyen.

Au-delà de ces deux trajectoires passées, il sera bien évidemment pertinent de pouvoir les mettre en perspective avec l’actualité que nous connaissons. Une fin de législature difficile, un enseignement supérieur en mouvement avec le dossier FIE et les fusions, par exemple.

Intervenant.e.s : Philippe Henry (président de la FEF 1994-1995 et député Ecolo), Delphine Michel (présidente de la FEF 2005-2006), Mathias El Berhoumi (président de la FEF 2007-2009) et Maxime Mori (président actuel de la FEF).

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MODULE 2 / 11h30 – 13h00 / Salle à confirmer

LES DISCRIMINATIONS DANS L’ENSEIGNEMENT

L’enseignement supérieur, à l’image de la société dans laquelle nous évoluons, n’est pas un espace sans discrimination. Ici, nous vous proposons plusieurs temps d’échanges sur trois thématiques différentes : les discriminations de genres et d’orientations sexuelles, les discriminations sociales et enfin, les discriminations religieuses et raciales.

A travers l’atelier concernant les discriminations liées à l’identité de genres et à l’orientation sexuelle, la Fédération des Étudiant.e.s Francophones propose de mieux comprendre le vécu de certain.e.s durant leurs études supérieures. Dans un premier temps seront abordées les discriminations subies par les étudiant.e.s transgenres, et dans un second temps les questions liées à l’orientation sexuelle.

Dans le cadre de l’atelier concernant les discriminations sociales, la FEF souhaite poser le bilan des partenariats et projets mis en place notamment concernant les évolutions du mécanisme d’allocation d’études. Au-delà, ce moment d’échanges permettra de construire des perspectives nouvelles pour la rentrée et les années à venir avec, en point de mire, les échéances électorales de 2018. Une possibilité pour les acteurs.trices de la société civile de mettre en avant les questions sociales, concernant par exemple les Centres publics d’action sociale.

Durant le module sur les discriminations liées à la religion ou l’ethnie, la FEF souhaite mettre en avant un état des discriminations liées à la religion ou à l’ethnie. Alors que la politique du gouvernement fédéral montre déjà de larges failles et pose des problèmes d’ordre idéologiques, la stigmatisation religieuse grandit dans un contexte peu évident. Les partenaires et invité.e.s pourront ici faire un état des lieux de ces discriminations, avec des cas concrets qui frappent des groupes ciblés d’étudiant.e.s et réduisent leur accès à l’enseignement supérieur. La réflexion se fera ensuite sur le fait que ces discriminations vont totalement à l’encontre de la liberté et de l’état de droit qui est censé prévaloir dans un état démocratique.

Intervenant.e.s : Hugo Fervaille (président du CEF – Comité des Elèves Francophones), un représentant de Genres Pluriels, un représentant du CHEFF (Cercles Homosexuels Estudiantins Francophones Fédérés), Christine Mahy (secrétaire générale du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté), Delphine Chabbert (secrétaire politique de la Ligue des familles), Maxime Mori (président actuel de la FEF), Alexis Deswaef (avocat et président de la Ligue des Droits de l’Homme), Pierre Verbeeren (directeur général de Médecins du Monde) et Hajib Elhajjaji (vice-président du Collectif Contre l’Islamophobie en Belgique).

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MODULE 3 / 14h00 – 15h30 / Salle à confirmer

ÊTRE ÉTUDIANT.E, UN TRAVAIL À PLEIN TEMPS ?

La formation d’un.e étudiant.e peut être le reflet de deux points de vue. En effet, le premier est que cette formation constitue un tremplin pour l’épanouissement personnel de celui/celle-ci. Elle peut également être vue comme un investissement au service de la collectivité car, demain, comme tout membre de notre société, l’étudiant.e va mettre ses savoirs, ses compétences et ses talents au service de tou.te.s et chacun.e.

De plus, au cours de sa formation, l’étudiant.e crée, invente toute une série de biens, idées, savoirs, travaux qui lui appartiennent et qui pourront, demain, également aider la société.

Dans ce cadre, faut-il développer l’idée que l’étudiant.e est avant tout un.e travailleur.euse ?

Qu’en penser ? Quels sont les enjeux de cette vision de l’étudiant.e ? Faut-il développer une forme de revenu étudiant en conséquence ? Ce troisième atelier du week-end marque la volonté de la Fédération des Étudiant.e.s Francophones d’entamer ce débat pour ouvrir une réflexion sur l’acquisition de droits économiques et sociaux pour les étudiant.e.s.

Intervenant.e.s : Lilâ le Bas (président de l’UNEF – Union Nationale des Etudiants de France) et Felipe Van Keirsbilck (secrétaire général de la Centrale Nationale des Employés).

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MODULE 4 / 16h30 – 17h10 / Salle à confirmer

QUESTIONS INTERNATIONALES

Dans le contexte européen actuel, il est particulièrement important pour la Fédération des Étudiant.e.s Francophones de resserrer les liens avec les organisations syndicales européennes.

Il s’agit lors de ce module d’inviter les unions étudiantes avec lesquelles la FEF travaille régulièrement. Quels sont les défis auxquels chaque organisation doit faire face ? Quels sont les problématiques pertinentes sur lesquelles travailler ensemble ? Quel avenir pour le mouvement étudiant en Europe ? Comment celui-ci peut-il s’unir ? Cette discussion sera axée sur l’actualité des différentes organisations et sur les défis qui se présentent à elles en tant qu’organisations militantes étudiantes.

Un échange avec le public est également important dans ce cadre, pour mieux saisir comment le mouvement étudiant s’organise à l’étranger et en quoi cela résonne avec les situations que nous vivons actuellement en Belgique francophone.

Ce module sera la première pierre pour les futurs projets communs que mettront en place ces organisations étudiantes dès la rentrée 2017.

Intervenant.e.s : un représentant de l’UNEF (Union Nationale des Etudiants de France), d’UDU (syndicat étudiant italien), de OH (syndicat étudiant autrichien) ainsi que des représentants de syndicats étudiants allemands, luxembourgeois et suisses.

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COLLOQUE / 17h30 – 20h30 / Salle à confirmer

LES CONDITIONS DE VIE DES ÉTUDIANT.E.S

Les conditions de vies des étudiant.e.s sont au centre des campagnes de la Fédération des Étudiant.e.s Francophones depuis plusieurs années.

Durant l’année académique 2016-2017, la FEF a mené une enquête sur ces conditions de vie. Suite à cette enquête, la FEF souhaite faire de ce moment d’échange le rendez-vous politique de l’UEF 2017. Les résultats seront présentés, commentés et discutés tout au long du colloque.

Cette enquête regroupe des réponses et avis de milliers d’étudiant.e.s en Belgique francophone. Revenu(s), aides sociales, CPAS, job étudiant, logement, transports, santé, alimentation, discrimination, apprentissage, encadrement, infrastructures, etc. L’important est ici d’avoir une vision assez précise du quotidien des étudiant.e.s car les représentant.e.s de la FEF souhaitent porter haut ces aspirations afin de répondre à l’urgence sociale et de pouvoir y apporter des solutions adéquates.

Ce colloque permettra d’avancer sur des problématiques trop peu souvent mises en avant, les parents pauvres des politiques à destination des étudiant.e.s, la santé et l’alimentation. Un choix fort fait par la FEF de pouvoir dès demain intervenir à hauteur des enjeux sur la question du bien-être étudiant.

Intervenant.e.s : Jean-Claude Marcourt (ministre de l’Enseignement supérieur) et Jean-Pascal Labille (secrétaire général de la mutualité Solidaris).

 

LUNDI 11 SEPTEMBRE

MODULE 5 / 10h00 – 12h00 / Salle à confirmer

COUVERTURE SOCIALE DE L’ÉTUDIANT.E

Ces dernières années, de plus en plus d’étudiant.e.s se tournent vers les services d’aides sociales afin de pouvoir subvenir à leurs besoins durant leurs études. En juin dernier, on indiquait que le nombre d’étudiant.e.s vivant en Belgique grâce au revenu d’intégration sociale (RIS) délivré par un CPAS est passé, entre 2002 et 2016, de 3.654 à 27.133, soit un chiffre multiplié par 7 en l’espace de 15 ans. Tant les demandes au CPAS que les demandes d’allocations d’études continuent encore de croître. Dans le même temps, les conditions d’accès se durcissent avec, notamment, la mise en place des Projets Individualisés d’Intégration Sociales (PIIS) pour les allocataires sociaux. Pour les allocations d’études, cela concerne, par exemple, la pénalisation du regroupement familial alors que ce sont souvent les étudiant.e.s les plus paupérisé.e.s qui sont touché.e.s par celui-ci.

De plus, l’accès aux soins de santé est rendu de plus en plus difficile chaque jour avec, entre autres, les mesures d’austérité mises en place par le gouvernement fédéral, et les étudiant.e.s ne sont pas épargné.e.s par ces changements.

Enfin, les conditions de vie des étudiant.e.s, comme elles seront présentées le samedi soir à l’UEF, ne cessent de se dégrader et de rendre, chaque jour, les conditions d’études des étudiant.e.s plus difficiles.

Suite à ces constats alarmants, il semble essentiel pour la Fédération des Étudiant.e.s Francophones de s’arrêter sur la question de la couverture sociale à laquelle les étudiant.e.s ont droit aujourd’hui, mais surtout sur celle que nous voulons demain et avec quels droits pour les étudiant.e.s afin de lutter contre la pauvreté de l’étudiant.e dans un pays pourtant « riche ».

Intervenant.e.s : Jean Spinette (président du CPAS de Saint-Gilles) et Philippe Noël (président du CPAS de Namur).

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MODULE 6 / 13h00 – 15h30 / Salle à confirmer

CINÉ-DÉBAT : QUEL AVENIR POUR NOTRE ENSEIGNEMENT ?

« Étudiants, l’avenir à crédits »

De Shanghai à New York en passant par Paris et Berlin, la transmission des connaissances devient une marchandise. L’enseignement supérieur, reconnu comme un moteur de productivité et de croissance économique, doit se mettre au service du développement des pays. Victimes de ce nouveau système, les étudiant.e.s sont contraint.e.s d’investir pour apprendre. Ils/elles s’acquittent de frais d’inscription de plus en plus élevés, et s’appauvrissent avant même d’entrer dans la vie active. Si certains pays d’Europe du Nord résistent à cette commercialisation du savoir, considérant l’éducation comme un acquis social, d’autres s’inspirent de plus en plus du modèle anglo-saxon.

A travers des témoignages et rencontres d’étudiant.e.s le réalisateur pointe les dérives d’une marchandisation du savoir. Entre un endettement qui peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros, des systèmes éducatifs à plusieurs vitesses, qui avancent trop souvent sans les usagers premiers concernés, et une population étudiante qui s’apprête à doubler en quinze ans passant de 200 millions à 400 millions en 2030, les enjeux liés à l’enseignement sont colossaux.

La FEF s’est depuis très longtemps positionnée sur cette problématique. A travers des campagnes de terrain, des prises de positions publiques ou non, des travaux de recherche ou d’analyse ainsi que des prises de parole dans des instances représentatives.

La Belgique, et plus particulièrement Bruxelles, symbole européen de la construction de l’enseignement supérieur, est bien évidemment concernée par ces questions et a son rôle à jouer. Avec le contexte politique francophone que nous connaissons il est évident que ces thématiques seront demain d’autant plus au cœur du débat.

Il est primordial pour les représentant.e.s de la FEF d’introduire des débats sur ce sujet afin d’anticiper et de préparer les discussions de demain, amorçant des choix politiques qui devront être pris dans l’intérêt des étudiant.e.s.

Intervenant.e.s : Marie-Hélène Ska (secrétaire générale de la CSC) et Robert Verteneuil (secrétaire général de la FGTB)

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