La FEF et le RWLP s’invitent chez Rudy Demotte


Ce lundi 17/12, le Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté et la Fédération des Étudiants Francophones s’invitaient dans les bureaux du Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte, pour un gouter d’anniversaire un peu spécial. L’occasion pour nous de fêter un anniversaire qui nous tient à cœur, celui du « Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels », qui fut adopté le 16 décembre 1966. Il y a donc 52 ans.

Ce pacte international adopté par l’Assemblée des Nations Unies est un texte important par lequel les Etats reconnaissent le droit de toute personne à l’éducation. Les États signataires s’accordent dans ce texte sur le fait que l’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et mettre toute personne en mesure de « jouer un rôle utile dans une société libre, favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux, ethniques ou religieux (…) ». Nos organisations soutiennent ces objectifs mais constatent qu’aujourd’hui, les inégalités de notre société, comme de notre système éducatif, mettent à mal ce projet émancipateur. En atteste notamment l’augmentation du nombre d’étudiants au CPAS, multiplié par 7 en 15 ans. 

 « L’enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés et notamment par l’instauration progressive de la gratuité » stipule le texte. Prenons la Belgique au mot, mettons nos gouvernements face à leurs engagements. Afin de réaliser cet objectif, la Fédération des Étudiant·e·s Francophones et le Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté prennent la plume.

Nous proposons donc ce jour dans une lettre adressée à Rudy Demotte, Jean-Claude Marcourt et Marie-Martine Schyns, respectivement Ministre-Président, Ministre en charge de l’Enseignement supérieur et Ministre de l’Enseignement obligatoire, comme aux présidences de chaque parti francophone, d’accélérer la mise en place de la gratuité dans l’enseignement obligatoire, et de prendre trois mesures fortes dans l’enseignement supérieur, pour les futures déclarations de politique communautaire :

  • Une harmonisation à la baisse des droits d’inscription demandés aux étudiant·e·s pour atteindre 175 euros ;
  • Une prise en charge intégrale du matériel de cours nécessaire au suivi d’une unité d’enseignement par l’établissement d’enseignement supérieur et donc la Fédération Wallonie-Bruxelles ;
  • Pour accompagner les deux mesures précédentes afin qu’une baisse du coût des études n’aboutisse pas à une baisse de la qualité de l’enseignement, de refinancer l’enseignement supérieur.

Si de toutes légères mesures sont prises aujourd’hui dans le cadre du Pacte d’excellence (gratuité dans l’enseignement maternel à partir de septembre 2019), et à travers l’organisation de repas gratuits dans certaines écoles suite au lancement d’un appel à projets depuis septembre 2018, La FEF et le RWLP estiment que tout cela est trop lent, beaucoup trop lent. Agir en même temps, tant dans l’enseignement supérieur que dans l’enseignement obligatoire s’impose.

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