La réalité de la précarité étudiante

Toi aussi, apporte ton témoignage !

“Après avoir été plusieurs mois dans la galère je décide de me rendre dans un CPAS pour pouvoir subvenir à mes besoins. Franchir ce cap a été dur, même un peu embarrassant. A partir de là, les procédures sont longues et pénibles”

“Mon quotidien, c’était les cours, de 8h à 17h45, boulot de 18h jusque minuit puis travailler pour les cours jusque 3-4h du matin”


Tous les témoignages


A cause d’une dispute avec mes parents, je ne dispose aujourd’hui plus d’aide de ceux-ci. Cette rupture a été le début des problèmes : mon kot me coûtait trop cher, mes syllabus pareil et je redoutais le moment où j’allais devoir payer mon minerval. Après avoir été plusieurs mois dans la galère je décide de me rendre dans un CPAS pour pouvoir subvenir à mes besoins. Franchir ce cap a été dur, même un peu embarrassant. A partir de là, les procédures sont longues et pénibles. Je dois me rendre constamment au CPAS afin de remettre des dizaines de papiers tous les jours, remplir des annexes et j’en passe. A chaque fois, je suis stressé, si je fais la moindre faute ma seul ressource financière est perdue. Et cette situation serait vraiment plus que dramatique puisque je n’aurais plus de quoi vivre. Finalement cette institution est maitresse de ma condition de vie et de si je vais manger le soir. Être dans cette situation est problématique au quotidien. Mon budget est calculé au centième près et si un jour je dois acheter quelque chose d’inattendue, je ne serai pas comment faire.

Après avoir raté ma dernière année d’étude, mes parents ont décidé qu’ils ne financeraient plus mes études, ni mon kot étudiant. Etant persuadée que je pouvais réussir en recommençant mon année, j’ai fait le choix de me prendre en main pour trouver de l’argent et obtenir mon diplôme. J’étais loin de me douter de la difficulté de ce qui m’attendait. Pas le droit à une bourse, ni au CPAS, il a fallu me débrouiller pour trouver des arrangements pour payer le loyer et le minerval j’ai donc pris deux jobs pour le faire. Mon quotidien, c’était les cours, de 8h à 17h45, boulot de 18h jusque minuit puis travailler pour les cours jusque 3-4h du matin et ainsi de suite, toute la semaine, toute l’année, sans jamais être sûr d’avoir assez d’argent à la fin du mois pour manger.

Print Friendly, PDF & Email