La FEF occupe le siège du gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles

Communiqué de presse du 5 mai 2021

Il y a deux ans, la Fédération des étudiants francophones lançait une campagne contre la
précarité étudiante. Force est de constater que la crise sanitaire n’a fait que renforcer un
phénomène déjà bien présent. Après des dizaines d’actions étudiantes, l’absence de mesures
concrètes de la part de la ministre de l’Enseignement supérieur pour mettre en place des
mesures structurelles devient inacceptable. La FEF a donc décidé, en dernier recours, d’entamer
une occupation du siège du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Après plus de deux ans de mobilisation, les étudiants de la Communauté français espéraient que
des mesures contre la précarité soient annoncées à l’issue du conclave budgétaire. A la place, la
ministre a montré un réel mépris envers les étudiants en sortant une réforme du décret paysage
qui touchera surtout les plus précaires d’entre eux.
Tout au long de la crise sanitaire, la ministre de l’Enseignement supérieur a débloqué 15 millions
d’aides sociales. Ces mesures n’aident les étudiants que pendant quelques mois, les replongeant
ensuite dans la précarité. Selon un sondage, ce sont plus de 90% des étudiants qui demandent à
Valérie Glatigny de mettre en place un plan de lutte contre la précarité qui aurait pour ambition
de réduire réellement le coût des études.
Après des auditions parlementaires, des mobilisations, un avis de l’ARES, la ministre continue à
s’emmurer dans un silence assourdissant. La Fédération des étudiants francophones a, dès lors,
entamé une occupation du siège du gouvernement pour revendiquer, à nouveau, de la ministre
de l’Enseignement supérieur de prendre des mesures. Nous rappelons que l’inaction de notre
ministre contribue à maintenir plus de 80 000 étudiants dans la précarité.
Deux ans que les étudiants réclament à la ministre de l’enseignement des mesures. Et, encore
une fois, à la sortie d’un conclave budgétaire, la Ministre a décidé d’ignorer les étudiants. Nous
ne pouvons plus accepter cette situation et l’occupation semble être la dernière solution pour
enfin réveiller notre ministre de l’Enseignement supérieur. Il est plus de temps qu’elle prenne
ses responsabilités.

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